Vous rentrez chez vous, et au passage vous ramassez un poireau et trois carottes... De votre fenêtre vous pouvez cueillir une pomme pour la croquer...

  Le jardin perdu vous l'avez retrouvé. Un petit paradis devant votre porte et qui pourrait bien envahir la ville.

  Cette idée, pleine d'utopie, c'est celle des Incroyables Comestibles.                         

                      2012-12-12 11

 

  Un mouvement, ou plutôt un paradigme comme se plaisent à dire ses militants, né en 2008 au Nord du Royaume-Uni, dans la ville de Todmorden. Un mouvement né de la réaction de deux mères de famille à la crise alimentaire qui les frappait de plein fouet. Leur pari? Cultiver elles-mêmes ce dont les autres ont besoin pour se nourrir. Ressortir de terre de quoi manger plutôt que d'aller au supermarché.

  Et voilà, c'était parti... un bac, deux bacs... du béton qu'on enlève, des pots de fleurs qu'on ressort, des paterres communaux qu'on se réapproprie... et des fruits et légumes qui pointent leur nez un peu partout, au détour d'une rue ou sur les escaliers d'une maison. Des fruits et légumes en libre-service, puisque tout le monde est cordialement invité à se servir par un petit panneau inhérent à chaque installation. 

  Alors forcément, à l'échelle d'une ville telle que Clermont-Ferrand, où le mouvement s'installe bac par bac, l'expérience a encore un petit goût d'utopie, qui procure la douce nostalgie de l'époque où l'on croyait encore pouvoir changer le monde.

  Mais si quatre ans après, on retourne à Todmorten et qu'on vous explique qu'aujourd'hui, les 15.000 habitants auraient atteint un taux d'autonomie alimentaire de plus de 80%, l'utopie s'évapore au profit d'une réalité, peut-être pas si inaccessible. 

  Aujourd'hui, les Incroyables Comestibles sont partis à la conquête du monde. Dans de plus en plus de villes de nombreux pays, des citoyens se fédèrent et à trois ou quatre se lancent dans l'aventure, avec des ambitions aussi humbles que leurs réalisations. Mais la force de cet incroyable mouvement, c'est sa prolifération. 

 

                                                                 2012_12_12_09